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Newsletter Novembre 2009 |
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Tyagaraja et Diwali à Paris, la ville
de lumière
Une ode à la lumière, notre hommage à
la musique
Le 8ème Tyagaraja Festival
organisé cette année sur le weekend du 17 et 18 était particulièrement
auspicieux car il coïncidait avec la fête de Diwali, la fête de la
lumière. Cette fête célèbre le triomphe du bien sur le mal. L’ambiance
était particulièrement joyeuse quand les 18 artistes sont arrivés
quelques jours avant le festival.
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Tableaux S. Rajam |
Le thème de ce festival, basé sur la
lumière, était illustré dès le hall d’entrée par les tableaux de S.
Rajam représentant les vaggeyekaras, les 14 compositeurs les plus
éminents qui ont contribué grandement à créer ce système musical. Pour
ces êtres de lumière qui avaient dédié leurs vies à Dieu, la musique
était le seul chemin lumineux vers Dieu, leurs chants étaient
l’expression d’une foi absolue. Pour Madhurya, ce thème célébré à Paris,
la ville de lumière, était des plus appropriés.
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Comme chaque année, le festival fut placé
sous le haut patronage de l’Ambassade de l’Inde en France, Son
Excellence Mr Ranjan Matai a inauguré le festival et Mr Mohan Kumar l’a
clôturé.
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Sriram et Viji Krishnan |
Le programme de samedi a commencé par un
duo de violon avec Viji et SriRam Krishnan qui ont enchanté l’audience
avec leur virtuosité et leur exubérance, leur complicité ajoutant au
charme de leur concert. Ils sont restés fidèles à Swamy Tyagaraja, avec
leurs interprétations de nada tanumanisham (raga cittaranjani),
sitapathe (raga khamas), koluvamma (raga thodi). Pour finir en gaieté,
ils ont rendu hommage au public français avec La Vie en Rose d’Edith
Piaf.
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Renganatha Sharma |
Ensuite vint le concert de Shertallai
Ranganatha Sharma. Il a chanté un émouvant Bale balendu (raga ritigaula).
Avec sa voix riche et puissante, pleine de résonances émotionnelles, il
supplie la Déesse Mère pour sa protection et sa miséricorde. Il continua
son concert avec une deuxième prière à Ambal, la Déesse Mère, dans le
chant de Mysore Sadasiva Rao, Sri Kamakoti Pitam (raga saveri) et il
termina avec Madurambikayam (raga hemavati), une composition de
Muttuswami Dikshitar. C’était son premier voyage et son premier concert
à Paris. Renganatha Sharma était déterminé de nous donner tout ce qu’il
possède dans sa voix lumineuse. Il a réussit à tenir sa promesse.
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Mythili Prakash |
Le programme de samedi se conclut avec le
spectacle de danse de Mythili Prakash et ses musiciens. Mythili commença
elle aussi avec nada tanumanisham, rendant hommage à Swamy Tyagaraja, à
la musique et au son divin, le nada, créé grâce aux sept notes, les
sapta swaras. Ensuite, elle a illustré la grandeur et la noblesse de
l’âme de Krishna dans la pièce principale Krishnaarpanam. Elle montre
une image très émouvante de la Reine Draupadi dans le Panchali sapatham.
Mythili était très amusante en enfant Dieu Krishna dans Booth.
L’audience était fascinée, totalement séduite par son énergie, son
dynamisme, sa capacité de mime et par ses expressions visuelles. Ils
seraient tous encore restés, ils demandaient plus. C’était exactement le
résultat espéré et souhaité par Mythili.
Ainsi se termina le programme de samedi. |
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Suguna Purushothaman |
Le dimanche après midi, l’audience est
revenue au rendez-vous musical. Le concert de Suguna Purushotaman était
du pur bonheur. Sa voix, remplie d’émotion, exprimait du pur bhava, elle
nous enveloppait et nous embrassait avec sa sérénité et sa joie. Son
chant d’introduction, Sudha Madhurya bhashana (sinduramakriya), était
choisi pour l’évocation de l’harmonie qu’est madhurya. Elle continua
avec un court alapana dans le raga hindolam qui fut suivi par le kriti
Nirajaksha, une interprétation très nuancée, très subtile et très
sensible pendant laquelle elle semblait en pleine communion avec la
Déesse Mère. Ce chant était suivi par Minakshi Memudham (raga
purvikalyani) qui était spécialement choisit pour la fête de Diwali. Ce
kriti était la dernière composition de Muttuswami Dikshitar qui la
chanta pour ses élèves le jour où il quitta son corps, un jour de Diwali.
Suguna donnait le sens propre, sa beauté et sa lumière innée à chaque
mot qu’elle prononçait, qu’elle chuchotait parfois... elle vivait et
respirait sa musique devant nous, si totalement unie avec son chant. Un
miracle semblait se produire, elle devenait elle-même l’image de tout ce
qu’elle énonçait sur la Déesse Mère, évoquant sa douceur, sa compassion,
sa sagesse et sa beauté, sa maîtrise de tous les arts, sa connaissance,
sa lumière qui nous mène vers d’autres sphères encore plus lumineuses.
Après autant d’émotion, Suguna nous fait
écouter un chant dans le raga atana qu’elle a compose elle-même à l’âge
de 16 ans, lors de son tout premier pèlerinage à Tiruvayyar, ville où
résidait Tyagaraja.
Enfin, Suguna nous donna un ragam tanam
pallavi dans le raga kambodhi, Ranga Sayee yani pilla cité O yenutsu ra
radha O. Elle a démontré à l’audience française ce qu’est un dwitala
avadhana, tenant avec sa main droite un adi tala (de 8 temps, chaque
battement comptant pour 7 mesures) et un khanda jati ada tala (de 14
temps, chaque battement comptant pour 4 mesures) avec sa main gauche. Le
cycle complet tant pour la main droite que pour la main gauche était de
56 mesures.
Longtemps après sa dernière note, les
applaudissements d’un public debout résonnaient dans la salle. Nous
étions tout simplement éblouis par l’étonnante beauté du concert,
probablement l’un des plus magnifiques concerts de chant que Madhurya a
eu la chance de présenter. Etait-il possible que cette femme aussi douce
puisse nous en donner autant, puisse porter toutes ces connaissances ?
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TN Krishnan |
Suguna créa l’ambiance nécessaire, la
sérénité et la paix qu’il nous fallait pour nous préparer au dernier
concert. Le maestro Padma Bhushan Sangita Kalanidhi TN Krishnan et ses
enfants Viji et SriRam Krishnan prennent l’estrade pour les deux
dernières heures.
Ils ont commencé en toute tranquillité
avec une élaboration du raga nalinakanti, explorant divers passages,
recherchant des coins inconnus, créant le territoire du raga, chaque
note prenant sa vie et sa place, avec chaque tiré et poussé de l’archet,
avec chaque touche. Puis, vint le raga saramati, nous l’avions tant
espéré, TN Krishnan nous le donne, encore une fois avec tout l’amour et
toute la tendresse qu’il possède et que possède le raga, plein de joie,
plein de la sérénité et de la paix qui font partie intégrale de sa
musique. Son violon prononce les paroles du kriti, “Est-ce que la
béatitude est atteignable par quelqu’un qui n’a pas ressenti l’extase
profonde de la musique dévotionnelle ?” Nous étions hypnotisés, comme
dans un espace sanctifié où le silence et la musique régnaient,
partenaires de magie. Le maestro dirige, nous sommes subjugués et il
nous prend dans son élan. Il nous ordonne, comme seul lui le sait, de
chercher au plus profond de nous-mêmes, de s’arrêter, d’être en
communion avec sa musique, avec le son, avec des pouvoirs surpuissants.
Puis, avec un sourire, comme s’il voulait
nous rappeler de notre vie terrestre, il joue raguvam sasudha (raga
kadanakudukalam).
Ce morceau était suivi d’un vrai bijou, un
alapana dans le raga kiravani. A nouveau, avec chaque phrase, il tend
vers nous, il nous amène vers lui, plus haut vers une autre sphère, un
domaine de pure magie, où seules la grâce et la beauté coexistent.
Nous aurions pu rester pour toujours, dans
une espèce de transe, le pouvoir de sa musique si dense, le miracle de
sa musique si intense. Mais nous vivons dans un monde réglé par des
montres et des horloges… Le concert s’est terminé avec le raga
sindhubhairavi et la composition de Swati Tirunal sur Vishweshwara, une
prière sollicitant la communion avec le Seigneur.
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Les artistes |
Le temps d’un weekend, à Paris, la cité de
la lumière, nous avons écouté quelques uns des plus distingués grands
maitres de musique. Les musiciens avaient eux-mêmes le privilège d’être
accompagnés par les meilleurs des artistes accompagnateurs, Dr Hemalatha
Rangarajan au violon, Guruvayur Dorai et Sudhindhra au mridangam, Vaikom
Gopalakrishnan au ghatam et Sriangam Kannan au morsing. C’était
également la première fois dans l’histoire des Festivals Tyagaraja à
Paris que nous présentions un joueur de morsing.
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Nous avons fêté la lumière en buvant de la
musique, ce nectar divin évoqué si souvent par Swamy Tyagaraja.
La réaction du public, les nombreux
messages de félicitation et de reconnaissance reçus depuis ce weekend
sont un témoignage de la grâce et de la splendeur de cette magnifique
musique.
Nous vous remercions tous, nos
spectateurs, nos sponsors, nos amis et notre famille pour votre soutien
tout au long de ces huit années.
Endaro mahanubhavu landariki vandanamu
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Courbevoie, le 17 novembre
2009,
Anandi ROY, Michel ROLLOT
pour toute l’équipe Madhurya
www.madhurya.org |
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Newsletter Octobre
2009 |
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Vous ne vous
êtes pas encore inscrit au 8ème Festival Tyagaraja du 17 et
18 octobre. N’attendez plus ! Ne manquez pas cette opportunité.
Chers amis rasikas,
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Le Festival se
prépare bien. Nous sommes actuellement au stade où tout devient urgent
et important. Nous serons près de 300 à fêter Diwali ensemble, avec de
la très belle musique et un magnifique spectacle de danse. Les artistes
ont hâte de venir, hâte de fêter cet évènement amplement lumineux avec
nous.
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Renganatha Sharma |
En arrivant chez moi,
je reçois de Shri Renganatha Sharma, l’un des invités du festival cette
année, le message suivant:
I want to see at least
certain places in Paris. Kindly make arrangements for us to visit. It is
such a very rare opportunity for us to be in such a wonderful place in
the world. I am so thrilled …
Le Dr. Renganatha
Sharma, qui chantera le samedi 17 octobre, fait parti des quelques
jeunes qui sont placés, par les critiques les plus exigeants, au même
rang que les grands maîtres tels Semmangudi Srinivasa Iyer et GNB. Il
est reconnu pour son talent et sa maîtrise de la grammaire de ce système
savant, pour sa fidélité à la tradition et pour son classicisme. Dr
Sharma a une belle voix puissante qui s’ouvre et qui résonne. Elle
exprime pleinement son émotion, sa passion et sa conviction.
Comme beaucoup
d’éminentes personnes, Sharma est agréable, doux et généreux, il possède
une nature paisible et sereine.
Dans ma réponse à son
mail, je lui promets qu’il visitera la Tour Eiffel, monument qui, pour
quelques indiens, constitue la seule raison de visiter Paris. En bonne
négociatrice, je lui demande de nous chanter bhairavi, saveri, behag ...
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S. Rajam |
Lors de ce 8ème
Festival, nous rendrons hommage aux êtres de lumière qui nous ont donné
cette musique. Nous aurons le plaisir de vous présenter à nouveau cette
année une série de dessins du peintre S. RAJAM. Cette série de 14
tableaux s’appelle les vageyyekaras. Ce terme fait référence aux
musiciens compositeurs qui se sont fait remarquer par l’intensité de
leur adoration de Dieu, adoration qu’ils ont traduit purement et
simplement par leur musique. Nous avons souvent parlé de la foi de
Tyagaraja qui était le suprême bhakta ou dévot pour qui la musique
constituait le chemin le plus doux et le plus agréable vers Dieu.
S. Rajam est
musicien, peintre, historien, philosophe, écrivain, astrologue,
professeur... C’est véritablement un homme aux multiples talents qui, à
l’âge de 90 ans, continue avec constance, patience et passion à
chercher, à lire et à se renseigner sur le passé afin de nous traduire
et de nous transmettre, à travers ses peintures et ses dessins, sa
vision de la vie de ces hommes et femmes remarquables.
C’est une formidable
mine d’informations, un homme avec qui on pourrait passer des heures et
des heures pour apprendre, pour comprendre, pour s’émerveiller... S.
Rajam est tout simplement rempli de joie que ses œuvres soient exposées
à Paris, que la belle musique de ses vageyekkaras soit entendue aussi
loin que dans la Ville Lumière.
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Michel et moi sommes
très heureux d’avoir œuvré pendant presque 10 ans pour vous présenter le
meilleur de la musique carnatique. Nous avons eu une chance inouïe de
pouvoir fréquenter pendant toutes ces années des personnes aussi
grandes, aussi généreuses, aussi lumineuses et aussi simples que Shri TN
Krishnan, Shrimathi Vedavalli, Shri Venkataraman, Shri Madhurai GS Mani,
Shri Neyveli Santhanagopalan, Shri Vijay Shiva, Shrimathi Sugandha
Kalamegham, Shrimathi Padmavati Anandagopalan, Shri Karaikudi
Krishnamurthy, Shri Vittal Ramamurthy, Shrimathi Rama Ravi et tant
d’autres. Mon tout premier maître Shri Sivanandam a fait son tout
dernier concert à Paris lors du premier festival avant de nous quitter
en juillet 2003.
Ils nous ont tous
donné beaucoup de joie, beaucoup de belles émotions, beaucoup de lumière
avec leur magnifique musique pendant toutes ces années.
Nous les remercions
de tout notre cœur, nous rendons hommage pendant ce dernier festival à
tous les êtres de lumière qui ont fait que la vie a un sens.
Madhurya a fait sept
pas avec vous, les mélomanes français. Nous sommes maintenant à
l’octave. Nous vous remercions de votre fidélité et d’avoir entrepris ce
voyage avec nous. Nous vous invitons à venir nombreux au 8ème
et dernier Festival avec nous.
Vive la
musique, vive la lumière.
« Sans la musique, la vie serait une erreur … » |
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Bien amicalement et au plaisir de vous voir,
Anandi ROY et Michel ROLLOT
Pour l’équipe Madhurya
Courbevoie, le 7 octobre 2009
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Newsletter Septembre
2009 |
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Nous pleurons la
disparition de ces grands maîtres. Nous nous réjouissons de la
continuité de cette tradition.
Vive
la musique, vive la lumière.
Chers amis rasikas,
Nous sommes en pleine
préparation du 8ème Festival Tyagaraja. |
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Gangubai Hangal |
En arrivant en Inde le
18 juillet cet été, nous avons appris la nouvelle du décès de l’une des
plus grandes dames de la musique carnatique, Sangita Kalanidhi DK
Pattammal. Quelques jours plus tard, le 21 juillet, un autre pilier de
la musique indienne, Gangubai Hangal nous quittait. Ces disparitions
s’ajoutant à celle de l’Ustad Ali Akbar Khan, le monde est dépourvu de
trois grands maîtres. Tous les trois étaient des pionniers. L’Ustad a
joué un rôle majeur pour la promotion de la musique hindoustani dans
l’occident. Quant aux deux grandes dames, elles sont arrivées comme des
tornades pour prendre la place qu’elles méritaient dans un monde dominé
par les hommes. Avec leurs puissantes voix, leurs immenses connaissances
musicales, leurs valeurs musicales sans compromis et malgré la douceur
de leurs natures, elles ont su s’imposer, se faire écouter et respecter. |
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DK Pattammal |
Née le 28 mars 1919 à
Kanchipuram, DK Pattammal est décédée le 16 juillet 2009 à l’âge de 90
ans. Elle avait appris la musique par assimilation des grands maîtres.
Il n’était pas question à l’époque qu’une fille prenne des cours avec un
homme. DK Pattammal donna son premier concert public à l’âge de 14 ans
au Ladies Club d’Egmore à Chennai. La salle fut remplie, les hommes
assis derrière. Ils étaient venus sans doute pour écouter de la musique
mais surtout pour témoigner à un évènement tout à fait original. Pour la
toute première fois, une jeune fille d’une famille brahmane très
traditionnelle occupait la scène pour chanter devant un public. Très
vite, DK Pattammal a pris sa place avec des géants de cette musique,
Ariyakudi Ramanuja Iyengar, Semmangudi Srinivasa Iyer, GNB, Musiri
Subramaniam ...
DK Pattammal était une
femme remarquable, pleine de chaleur, de générosité et de lumière. Dans
un entretien publié dans la revue Sruti, il y a 25 ans, elle regrettait
que les chanteurs choisissent de plus en plus la voie de la facilité. Le
ragam-tanam-pallavi, domaine le plus complexe du manodharma,
morceau principal qui constitue le cœur d’un concert était souvent tout
simplement oblitéré.
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Suguna Purushothaman |
Mais il y a des
exceptions dans ce choix de la facilité, et c’est avec encore plus de
fierté que nous accueillerons cette année Srimathi Suguna Purushothaman.
Suguna est avant tout connue pour ses élaborations complexes du ragam
tanam pallavi. Elle est l’un des principaux disciples du grand maître
Musiri Subramaniam Iyer. Dès son plus jeune âge, elle démontra son goût
pour tout ce qui lui paraissait un défi, tout ce qui était difficile.
Malgré la douceur de sa nature, elle se montra plus audacieuse que ses
pairs et osa s’exprimer devant son maître pour lui présenter ses
improvisations.
Aujourd’hui sa
maîtrise et son érudition sont si grandes qu’elle est l’un des rares
musiciens sachant présenter un pallavi en Dwitala Avadhana (le
maintien de talas, ou cycle de temps différents, avec chaque main) !
Elle nous chantera
sudha madhurya bhashana, elle nous chantera Minakshi Memudham,
kriti que Dikshitar chantait au moment où son corps quitta ce monde, le
jour de Diwali. Et elle nous chantera bien entendu un ragam tanam
pallavi.
Nous vous invitons à
venir nombreux pour témoigner à ce concert tout à fait exceptionnel le
dimanche 18 octobre à 14H30.
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Fêtons Diwali
ensemble, fêtons la musique, fêtons la lumière !
Nos hommages aux
êtres de lumière qui nous ont donné cette musique.
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Bien amicalement et au
plaisir de vous voir,
Anandi ROY, Michel
ROLLOT
Courbevoie, le 17
septembre 2009 |
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Newsletter Aout 2009 |
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Chers amis rasikas,
Nous sommes de retour
de Chennai où nous étions pour l’organisation du 8ème
Festival Tyagaraja.
Nous découvrons que Diwali, la fête de la lumière,
la célébration de la victoire du bien sur le mal tombe cette année le 17
octobre.
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Fêtons ensemble
Diwali, la lumière, la musique, tout ce qui est bien et beau …
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L’an dernier, au
préalable du 7ème Festival, nous avions accueilli la
splendide, jeune et talentueuse danseuse, Mythili Prakash. Sa mère et
maître de danse, Viji Prakash, l’accompagnait au nattuvangam, son frère
Aditya chantait pour elle. Le spectacle fut éblouissant, avec un rare et
parfait équilibre entre la danse et la musique. Vous avez été plusieurs
à remarquer le lien puissant unissant la mère et sa fille,
l’émerveillement de Viji en voyant le dépassement artistique de sa
propre fille et élève. Ils ont rendu hommage à Tyagaraja avec « Nadatanumanisham »,
chant qui évoque la puissance de la musique, du son (le nada) qui émane
des sept notes, les sapta swaras.
Le spectacle afficha
complet les deux jours et plusieurs de nos spectateurs fidèles n’ont pas
pu trouver de places. Nous avons voulu vous offrir ce très beau
spectacle qui sera le point fort du festival le samedi 17 octobre. Pour
en savoir plus sur cette danseuse étoile, consultez
www.mythiliprakash.com.
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Nous avons eu l’an
dernier le grand plaisir de recevoir quatre membres de la famille
légendaire de musiciens originaire du village de Rudrapatnam dans l’état
de Karnataka, le Grand Maitre Sangita Kalanidhi RK SriKantan et son
épouse Maitreyamma, son fils; RS Ramakanth et son neveu le grand
violoniste RK SriRam Kumar.
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Cette année, nous
aurons l’immense plaisir de recevoir les quatre membres de la famille
légendaire de violonistes. Ils sont originaires du village de
Tripunittura dans l’état du Kerala, le Padma Bhushan Sangita Kalanidhi
Dr TN Krishnan, son épouse Kamala et leurs enfants Viji et SriRam.
Chaque concert du
trio est un véritable miracle. Le père décide du raga qu’il va jouer,
établit l’atmosphère en quatre notes et lance la musique. C’est si
simple, si beau. Les enfants prennent la suite tour à tour et explorent
les limites du raga, les limites de l’instrument. Ils testent, ils
poussent, avec amour, avec passion, avec ardeur, avec intensité, mais
aussi avec beaucoup d’humour.
SriRam nous avait dit
qu’ils ne planifient jamais rien. Leur père joue, les ragas et les
morceaux tombent naturellement en place et le programme coule de source.
Quand le temple qu’il cherche à construire est réussit, c’est
merveilleux. Tout s’écroule, parfois, mais l’échec est également bien
réussi.
En les entendant, on
se pose souvent la question, est-ce de la musique carnatique ?
N’entend-on pas Puccini dans la virtuosité de leurs improvisations ? Ne
sont-ils pas dans d’autres territoires, n’ont-ils pas quitté le domaine
strictement démarqué du traditionnel ? Les Krishnans affirment sans
aucune hésitation que c’est purement et simplement de la musique
carnatique. Et la futilité de la question s’affiche. Quand c’est
magnifique, c’est magnifique, peu importe l’adresse des régions
traversées.
L’un des plus beaux
cadeaux de la vie pour moi est un concert du trio, le débordement,
l’énergie, l’étrange et indéfinissable équilibre entre le spirituel et
le sensuel que nous offre leur musique.
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Venez nombreux les
écouter le dimanche 18 octobre. Remplissons la salle. Nous avons rendu
hommage pendant ces sept dernières années à chacune des sept notes qui
constituent cette musique. Nous sommes à l’octave.
Vive la
lumière, vive la musique.
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Bien amicalement et
au plaisir de vous voir,
Anandi ROY, Michel
ROLLOT
Courbevoie, le 26
août 2009
www.madhurya.org |
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Newsletter Mai 2009 |
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Premier voyage en
Inde. |
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Comment un des membres fondateurs de
Madhurya pouvait-il ne pas avoir été « là-bas » me suis-je si souvent
entendu dire ? Et bien voilà, cette lacune au dire de certains, est
réparée.
Et rentré en France, la responsabilité de
rédiger l’éditorial de ce trimestre. Pas en relecteur, en principal !
Chers amis mélomanes, rassurez-vous, vous
n’allez pas avoir droit à un rapport touristique. Si ce court séjour a
bien été du tourisme une grande partie, visites de temple et de
Puducherry comprises, il était avant tout sous le signe de l’amitié.
Et c’est cela que je souhaite partager
avec vous.
Tout d’abord, l’amitié de Michel et Anandi
qui m’ont reçut chez eux à Chennai.
Mais aussi l’amitié des musiciens à qu’il
nous a été donné de pouvoir rendre visite.
Amitié et Musique. Car cela va souvent de
paire.
Vous êtes vous souvent rendus au concert
avec des personnes avec lesquelles vous ne partagiez pas une certaine
amitié ?
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A la fin du séjour, nous avons pu rendre
visite à Vittal Ramamurthy.
Ce musicien reconnu comme un des plus
grands violonistes de l’Inde du Sud est aussi un homme adorable,
toujours souriant et accueillant. Sa carrière internationale a faillit
nous empêcher de nous voir, il rentrait tout juste des Etats-Unis.
J’avais eu tant de plaisir à le recevoir
chez moi en France que j’aurai beaucoup regretté de ne pas l’avoir
rencontré dans son pays.
Sa famille est charmante, et, nouvelle
importante, l’avenir musical de la lignée est assuré : son jeune fils de
six ans, sans se faire prier, est allé chercher son violon.
Devant sa famille au grand complet,
grands-parents, sœur et parents, et nous-mêmes, il a interprété un raga
que certes je n’ai pas complètement reconnu, mais mon inculture est plus
en cause que son talent naissant !
Et avec son père comme maître, ce talent
ne pourra que croître.
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Quelques jours auparavant nous sommes
allés voir Trivandrum Venkataraman. La visite a été courte, mais j’ai eu
grand plaisir à le revoir. Dans son intérieur, avec sa femme, il m’a
paru encore plus frêle que jamais. Comme si sa place était avant tout
sur la scène d’une salle de concert ! Pour notre plus grande joie.
Et nous n’aurons pas très longtemps
à attendre pour le revoir, puisqu’il sera le
Vendredi 15 mai prochain au musée Guimet pour
un concert exceptionnel.
Réservez votre soirée, c’est très
bientôt !
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Un petit mot sur notre visite à Vijay
Siva. Je ne l’avais pas vu depuis presque six ans. Depuis qu’il s’est
marié, il voyage beaucoup moins hors de son pays. Mais ses activités
d’éducation continuent à la combler entièrement.
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Et pour terminer ce tour d’horizon de mes
rencontres amicales, nos multiples visites à Sangita Kalanidhi TN
Krishnan et son épouse.
Un Grand Monsieur, qui n’a plus rien à
démontrer et peut se consacrer entièrement à communiquer une intense
émotion au travers de sa musique.
D’autant qu’il nous a été donné d’assister
à deux de ses concerts :
Tout naturellement il commence à jouer.
Ses attaques au violon, franches, embarquent immédiatement l’auditoire.
Son violon ne joue pas : il raconte. Il raconte et il dialogue.
Il était accompagné de Umayalpuram Mali au
Mridangam, Srirangam Kannan au morsing (guimbarde) et Vaikom
Gopalakrishnan au ghatam.
A un moment, il a joué en réponse au
morsing. Cet instrument si peu connu, le plus petit des instruments de
percussion, il l’écoutait, lui parlait et jouait comme lui.
Quand après le concert Anandi lui a dit
qu’elle avait remarqué cet échange et l’avait particulièrement apprécié,
il en en était tout heureux.
Ce dialogue, il le crée même entre les
cordes de son violon. Chose assez rare chez les violonistes, carnatiques
comme occidentaux.
Les mots sont pauvres pour exprimer la
magie qui se dégage.
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Vous aurez à nouveau l’occasion de
ressentir toutes ses émotions et d’apprécier cette magie lors du
prochain Festival Tyagaraja du 17 et 18 octobre
2009.
Réservez déjà votre week-end.
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Bien amicalement.
Jean-Marc LAURIOL, Anandi ROY et Michel
ROLLOT
Pour l’équipe Madhurya
Courbevoie le 4 mai 2009
www.madhurya.org |
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Newsletter Avril 2009 |
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Concert de vina (Inde du
Sud)
Vendredi 15 mai 2009 à
20h30 |
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L’effet de surprise
de ses premières venues en France s’est sans doute estompé.
Mais la surprise
s’est laissée remplacer par le bonheur de retrouver, de revivre, les
moments de joie que nous communique Sri Trivandrum R. Venkataraman.
Car ce grand
interprète de la Vina, l’instrument par excellence de la musique
carnatique, ajoute à ses nombreux talents une dimension qui nous touche
tout particulièrement en Europe : sa présence sur scène.
Comment cet homme
d’un certain âge, plutôt frêle, arrive-t-il à nous charmer avec tant de
puissance ?
Son style marqué par
une technique novatrice de doigté y est sans aucun doute pour une grande
part. Son respect toutefois de la tradition carnatique tout autant. Mais
il serait incomplet de ne pas y ajouter le plaisir qu’il a à jouer en
public, pour le public.
Ses différents
enregistrements s’ils traduisent bien les deux premières
caractéristiques style et tradition, ne pourront jamais apporter la
troisième, cette communication que tout artiste tente d’établir avec
l’auditoire et que seuls les très grands atteignent.
Certains qualifient
le jeu de Sri Trivandrum R. Venkataraman de moderne, en s’en excusant
juste après d’avoir employé ce terme. Mais oui, son jeu est moderne, au
sens qu’il nous ravit, au XXI° siècle, de beautés musicales dont les
racines sont millénaires, sans les trahir ni le singer.
Combien de fois
encore cette occasion nous sera-t-elle donnée ? A Paris de surcroît ?
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Auditorium Guimet, 6
place d’Iéna, 75016 Paris – Métro
Iéna ou
Boissière
Renseignements,
réservations : 01 40 73 88 18 –
auditorium@guimet.fr
Réservations :
FNAC 0892 684 694 (0,34 euros/mn)
www.fnac.com
Tarif plein :
16 euros, réduit
10 euros |
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Newsletter Février 2009 |
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« La musique est
une activité humaine qui ne révèle pas facilement ses mystères. C’est
sans doute l’un des plus passionnantes énigmes du genre humain …
l’observation scientifique d’un homme quand il écoute de la musique est
sans doute ce qui approche le plus d’une étude de l’esprit et de
l’âme. » (Oliver Sacks, Musicophilia)
Chers amis mélomanes,
musiciens et rasikas,
Nous nous permettons
de vous souhaiter une très belle année pour 2009, même tardivement, car
il n’est jamais trop tard pour souhaiter du bonheur, une bonne santé et
une réussite à tout moment. Nous prions également pour la paix du monde
et un retour à une économie plus saine et équitable pour tous.
Nous sommes revenus
de l’Inde, il y a plus d’un mois.
Nous avons profité de
notre séjour pour revoir nos amis musiciens, pour les écouter et nous
avons été à nouveau comblés.
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RK Srikantan, tout
près de ses 90 ans, continue à chanter pendant des heures et des heures,
toujours aussi plein de joie, toujours aussi détendu et serein. Il était
très content de nous revoir et prêt à revenir à Paris pour un nouveau
concert.
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Nous avons revu R.
Vedavalli aussi et avons eu le plaisir d’entendre un magnifique concert
dans une très belle salle. Elle était en pleine forme, taquinait ses
musiciens, l’interactivité pendant le concert était des plus agréable et
sympathique.
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Le miracle s’est
reproduit avec les concerts de TN Krishnan et ses enfants : le jeu en
trio, les constructions musicales d’une telle audace et avec tant de
tendresse, étaient une splendeur inexplicable. Quelle façon de
communiquer avec ses enfants ! Il ne peut pas y avoir plus beau que ces
échanges, chaque lancé allant jusqu’aux limites de l’instrument et de
l’expression musicale. « Il n’y a pas de forme d’intimité plus grande
que celle de personnes jouant de la musique ensemble… »
Son fils SriRam Kumar
nous a dit : « rien n’est planifié, tout est une expression spontanée
de manodharma, la musique créative. Quelque fois ça marche, et même
merveilleusement, quelque fois c’est raté, et assez merveilleusement
aussi … » C’est ainsi avec la musique vivante. Encore une fois, nous
étions face au miracle des sapta swaras, les musiciens n’utilisant que
sept notes et parfois même moins pour bâtir ces architectures
étonnantes.
Nous avons grand
espoir que les enfants de notre ami, le Grand Maître TN Krishnan
puissent venir au 8ème Festival.
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Comme le dit Oliver
Sacks : « Le progrès des sciences ne nous apportera pas toutes les
réponses. Et, au fond, je ne l’espère pas. Il m’arrive toujours de rêver
de la musique et de me réveiller en larmes, avec la chair de poule, en
me disant, que se passe-t-il ? »*
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Réservez déjà votre
weekend du 17 et 18 octobre 2009. Le programme est en cours de
finalisation, il devrait beaucoup vous plaire.
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L’objectif de
Madhurya, notre objectif, a toujours été de créer des événements
musicaux d’une très grande beauté, s’inscrivant dans
l’extra-ordinaire et créateurs d’instants de grâce. Nous n’en avons
pas changé. Qui aurait pu dire à sa création, que Madhurya tiendrait ce
cap tant d’années ? Notre désir est de continuer, malgré les
difficultés, particulièrement en ces temps où l’avenir apparaît sombre,
et d’arriver au moins jusqu’au 10ème Festival Tyagaraja en
2011.
Vous le savez, pour
cela, votre soutien nous est indispensable. Soutien dans votre
chaleureuse participation aux concerts, mais aussi soutien financier.
Pour la première année, nos sponsors et nos adhérents ont permis que
2008 soit financièrement équilibrée. Si, comme nous en sommes persuadés,
vous désirez que cette merveilleuse aventure continue avec vous,
n’hésitez pas à renouveler votre adhésion pour 2009 en remplissant le
bulletin que vous trouverez sur
notre site web.
Bien amicalement.
Anandi ROY, Michel
ROLLOT et Jean-Marc LAURIOL
Pour l’équipe
Madhurya
Courbevoie le 15
février 2009
*
Les citations d’Oliver Sacks sont extraites du n° 3079 de Télérama
www.madhurya.org
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Newsletter Novembre 2008 |
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Chers amis rasikas,
Déjà un mois depuis
la clôture du 7ème Festival Tyagaraja. Les musiciens sont rentrés chez
eux, ont repris leurs concerts pour navarathri et diwali et se préparent
pour le Festival de musique de la fin de l’année. |
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Au Conservatoire
Municipal de Courbevoie, le soir du 1er octobre, devant une cinquantaine
de jeunes élèves, nous avons présenté la musique indienne. La plupart
découvraient cette musique pour la première fois. |
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Le concert rencontre
à la FNAC Montparnasse fut une surprise très agréable, malgré sa courte
durée d’une heure.
Comment faire un
événement grand public sur un thème aussi profond que le manodharma, la
musique créative, l’improvisation ? Comment envisager de demander à des
artistes de ce niveau et de cette génération, de démontrer un alapana en
moins d’une minute, un tanam, un niraval ou des kalpana swaras en guère
plus de temps ?
Malgré cela, le
message principal, à savoir que l’improvisation fait partie intégrante
de cette musique, a été compris, a atteint le public.
Car dans la musique
carnatique les morceaux appelés compositions, même les chants, ne sont
pas des compositions au sens d’un travail réalisé au préalable, résultat
d’une recherche et d’une écriture plusieurs fois retouchée; ces morceaux
sont aussi des expressions musicales spontanées de foi.
Des siècles plus
tard, grâce à cette pratique de l’improvisation, la vie de beaucoup des
ragas a été préservée. Qui sait si autrement ils ne seraient pas devenus
infertiles et complètement inconnus ?
Pour la trinité
musicale, ces chants étaient un terrain de manodharma, un espace pour
l’expression créative. |
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Les sapta swaras étaient
le thème de notre 7ème Festival et les musiciens l’ont suivi.
Chacun a interprété
au moins une des compositions de Swamy Tyagaraja qui disent ses
réflexions et ses convictions sur la puissance de la musique, sur son
pouvoir de nous apporter ananda, l’extase spirituelle, la joie. |
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Nous avons eu la
fraîcheur et l’imagination du jeune prodige Prasanna Venkatraman. La
force de sa conviction que cette musique survivra est impressionnante,
tout comme il est impressionnant que des jeunes comme lui, ingénieur
informatique de profession, sont prêts à vivre deux vies pour pouvoir
satisfaire à leur passion de la musique. |
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Ramani Rangan nous
enchanta avec le ghana raga tanam, très impressionnant monument
créé de cinq ragas. Un style qui pourrait paraître plus en retrait mais
qui en fait illustre parfaitement la tradition et le classicisme
caractéristique de la grande âme de son école de Karaikudi. Ce fut un
moment très riche musicalement. |
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Le Grand Maître
Sangita Kalanidhi RK Srikantan nous a éblouit par la pureté et la
justesse de sa voix, par son énergie débordante, par la grande joie
qu’il ressent et transmet.
La transformation de
cet homme âgé dès qu’il se met sur scène est redoutable, sa maîtrise
parfaite de son art très émouvante.
Il voulait tant venir
à Paris, la cité de la lumière. Après avoir vu la Tour Eiffel, il nous a
dit « je ne voulais pas mourir sans avoir vu ce monument». Ce sentiment
d’accomplissement serein qu’il exprimait, ne l’avons nous pas aussi
après avoir assisté à son concert à Paris ?
Pendant l’espace d’un
concert, nous avons pu voyager dans un autre univers, un univers où le
sens et la beauté se sont imposés avec certitude, ont eu le droit
d’exister. |
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Le dimanche
après-midi commença par le concert de l’un des violonistes les plus
aimés en Inde du Sud, RK SriRam Kumar, petit neveu du Grand Maître RK
Srikantan.
SriRam était
tellement ému à l’idée de faire un concert en soliste qu’il arrivait à
peine à déterminer son programme.
Mais quel choix !
marivere chef d’œuvre de Syama Sastry dans le superbe raga ananda
bhairavi, interprété comme si plus rien au monde n’existait. Chaque
note prenait sa forme intégrale et sublime, chaque son était infus de
sens, chaque phrase un cri du cœur, une expression de l’intense dévotion
que le prêtre du temple du Bangaru Kamakshi ressentait pour la Déesse
Mère. Ensuite ce fut Hiranmayim dans le raga Lalitha du
plus jeune de la Trinité, Muttuswami Dikshitar.
Le Gourou de RK
Sriram Kumar, le Grand Maître Sangita Kalanidhi DK Jayaraman avait
appris ce chant à ses centaines de disciples. Par l’intensité et
l’émotion de son jeu, SriRam a fait ce jour là le plus beau cadeau que
l’on peut faire à son maître pour l’enseignement reçu.
Il a fini son concert
avec Swararagasudha dans le raga shankarabharanam,
magnifique kriti dans lequel Swamy Tyagaraja rend hommage à la puissance
de la musique. On
aurait cru entendre les paroles du Maitre TN Krishnan, « enjoy every
note you play, enjoy every sound, just as you would enjoy every single
mouthful of a hearty meal …» |
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Et vint le jeu de
vina de Trivandrum Venkataraman. Monsieur Venkataraman est une véritable
« bête de scène », toujours triomphant à chacun de ces concerts. Il nous
a fait changer de registre après le concert de SriRam, changement qui
s’imposait et nous sommes partis dans un délire de joie débordante.
Encore une fois il réussit à emporter son audience par sa formidable
décharge d’énergie, par sa dextérité, sa bonne humeur et sa vivacité qui
nous ont « assommés »avec une douceur toute naturelle.
Son choix de morceaux
était dans la gaieté, durmarga chara dans le raga ranjani,
samaja varagamana dans le raga hindolam. Il fait de sa
vina tout ce qu’il veut et il nous démontre bien à quel point son titre
de Veena Vadhana Tatwagna « Celui qui sait tout sur la vina » est
amplement mérité. |
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Sri Kamalakar Rao est
l’un des plus grands percussionnistes et il accompagne fréquemment le
maître Venkataraman en Inde.
Son jeu a dépassé
toutes nos attentes : à coté de la vina de Venkataraman qui nous
régalait, nous entendions une deuxième vina dans le mridangam de
Kamalakar Rao. Son jeu était d’une telle subtilité, d’une telle douceur,
un magnifique cadeau pour les oreilles. Sri Kamalakar Rao nous a dit un
jour « dès qu’un musicien se met sur scène, il doit être connecté avec
Dieu, plus rien ne compte, plus rien n’est dans nos mains, on ne joue ni
pour soi-même ni pour l’audience, on joue pour Lui ».
Ce concert a été un
moment de magie, un vrai délice. |
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Et puis ce fut le
concert final, celui de la Grande Dame de la musique carnatique, Sangita
Kalanidhi Srimathi R. Vedavalli.
Elle a démontré une
fois de plus sa capacité toute naturelle à nous ramener vers la beauté
de la sérénité, de la sobriété, de l’intériorité.
Son programme fut en
parfait accord pour cette ambiance de méditation, choisit avec réflexion
et soin, alors que décidé sur-le-champ, presque improvisé pour
l’audience du festival.
Quelle belle surprise
d’entendre « Yaro yivar yaro » dans le raga saveri, alors
que nous l’entendons la plupart du temps dans le raga bhairavi.
Une autre belle offrande fut le ragam tanam pallavi dans le raga
shanmukapriya.
Merci encore Srimathi
R. Vedavalli, vous qui savez à quel point les occasions sont rares à
Paris d’écouter une telle œuvre. |
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Et c’est ainsi que
c’est terminé le 7ème Festival, le soir du 5 octobre. Un
festival dédié à la puissance et la beauté des sept notes, qui tout en
douceur, tout naturellement, créent des splendeurs de monuments
musicaux. |
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Cette beauté et ce
bonheur éprouvé c’est aussi à vous que nous le devons, vous qui nous
soutenez dans nos activités.
Nous vous remercions
chaleureusement d’être venus aussi nombreux. Une excellente fin d’année
à tous. |
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Bien cordialement.
Anandi ROY, Michel Rollot
et Jean-Marc Lauriol pour l’équipe Madhurya
Courbevoie le 13 novembre
2008
www.madhurya.org |
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Newsletter Septembre 2008 |
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Fêtons les Sapta Swaras lors du 7ème
Festival Tyagaraja en octobre
Nous sommes de retour de l’Inde et comme
beaucoup d’entre vous nous reprenons nos vies parisiennes aujourd’hui.
Notre séjour en Inde fut très rempli. A Chennai, les associations se
consacraient principalement à deux évènements :
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Le centième anniversaire de la naissance
du Grand Maître
Semmangudi Srinivasa Iyer (né en 1908 et décédé en 2003). C’était
l’occasion d’entendre plusieurs concerts magnifiques par Sangita
Kalanidhi TN Krishnan au violon. TN Krishnan fut son élève et très
fidèle accompagnateur pendant de nombreuses années. Nous avons également
eu la chance d’écouter d’autres grands maîtres notamment Sangita
Kalanidhi RK SriKantan qui se présentera pour la première fois en France
lors du Festival Tyagaraja. Une voix pleine de vigueur et de dynamisme,
une énergie surprenante, une adhésion au classicisme de la musique
carnatique, une architecture et construction remarquable de sa musique.
A 87 ans, il reste pour tous les chanteurs l’exemple à suivre. |
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L’aide aux descendants de la famille de
Syama Sastry, l’ainé de la Trinité Musicale, dont l’œuvre est connue
surtout pour son intense bhakti (dévotion spirituelle). Sa famille vit
aujourd’hui une période très dure, sans ressources financières
prévisibles ni constantes. Plusieurs concerts étaient organisés par des
musiciens et des associations pour collecter des dons pour la famille. |
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A Tirupati, grand lieu de pèlerinage, le
Festival Tyagaraja est fêté pendant dix jours au mois de juillet.
Plusieurs des musiciens que nous connaissons maintenant à Paris s’y sont
produits : TN Krishnan pour inaugurer l’évènement, Trivandrum
Venkataraman, Neyveli Santhanagopalan, Sugandha Kalamegham, RK SriRam
Kumar …
Notre séjour a bien entendu été également
l’occasion de retrouver plusieurs des musiciens invités au 7ème
Festival Tyagaraja, afin de mieux les connaître, eux-mêmes et leur
musique, encore mieux préparer le Festival.
Fêtons les Sapta Swaras,
le thème retenu cette année a séduit tous
les artistes. Après tout, Tyagaraja était le plus fervent, celui qui
plus que tout autre, insistait sur l’importance du nada (le son) comme
chemin vers le moksha. Lui-même était le parfait nada yogi et à la fin
de sa vie il prit le nom de Nadabrahmananda.
Dans nombre de ses chants, les sept notes
sont évoquées car le nada ressort de ses sapta swaras. On peut penser
notamment aux morceaux suivants Sobillu sapta swaras, Swara ragasudha,
Nada tanumanisham, Nada loludai, Mokshamu Galada, Samaja varagamana.
Nous vous invitons à être nombreux pour
nous soutenir lors de nos prochains évènements :
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Le spectacle de danse de Mythili Prakash,
probablement la plus talentueuse des jeunes danseuses de bharata natyam
aujourd’hui,
Auditorium du Musée Guimet les 12 et 13 septembre à 20h30.
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Le concert rencontre sur le manodharma (l’improvisation ou la
musique créative) par les artistes du 7ème Festival Tyagaraja le jeudi 2
octobre à 17h30 à la FNAC Montparnasse.
Cet événement
musical sera animé par Anandi ROY, directrice artistique de
l'Association Madhurya et Jean-Claude LEMENUEL, ethnomusicologue et
formateur au Cefedem de Caen.
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Et enfin, fêtons les sapta swaras,
remplissons la salle au 7ème Festival, donnons aux artistes le
soutien qu’ils méritent.
Comme Nietzsche,
leur seul message est toujours et tout simplement que la vie sans la
musique est impossible, c’est leur seul offrande à Dieu et à nous.
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Anandi ROY et Michel ROLLOT,
Le 25 août 2008 |
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Newsletter Juin 2008 |
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Venez
nombreux fêter la musique avec nous :
Nous clôturons notre saison avec le
dernier concert du Grand Maître Trivandrum Venkataraman qui jouera avec
Anandi ROY au Conservatoire Municipal de Courbevoie (13bis Bd Aristide
Briand) le 21 juin à 17h. Ils seront accompagnés par notre fidèle pilier
et ami, Karaikudi Krishnamurthy.
Quelques informations sur les concerts du
mois de juin : |
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La vina et le ghatam, une ancienne
tradition ….
Un pari réussit, l’ancienne tradition de
l’accompagnement de la vina par le ghatam était fort appréciée par
l’audience parisienne et caennaise. |
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Trivandrum Venkataraman est une bête de
scène. A l’âge de 70 ans, il est toujours vainqueur à chacun de ces
concerts. Il réussit à emporter son audience par sa formidable décharge
d’énergie, par sa dextérité et sa volonté, par sa bonne humeur et sa
vivacité qui assomment avec une douceur toute naturelle. L’audience est
très sensible également à la complicité qu’il créé avec son
percussionniste, l’entraînant dans des enchainements rythmiques de plus
en plus complexes et intéressantes.
AKS Murali, joueur de ghatam mais
également chanteur très reconnu aujourd’hui, est disciple du Maître PS
Narayanaswamy (chant) et de TV Vasan (ghatam). Murali est un grand
admirateur de la musique de Trivandrum Venkataraman qui appartient à la
génération de ses maîtres. Comme des dizaines d’autres, PS Narayanaswamy
et Trivandrum Venkataraman, étaient disciples tous les deux du
légendaire Semmangudi Srinivasa Iyer. Les échanges entre Sri
Venkataraman et Sri Murali étaient vifs et parfois remplis de nostalgie
quand ils se racontaient la manière de traiter un raga, de construire un
kalpana swara par ajout progressif de notes et de phrases, fleur sur
fleur pour arriver enfin à un resplendissent bouquet.
Le grand maître était également plein de
conseil pour le jeune le rappelant incessamment de rester intègre et ne
pas trahir la grammaire d’un raga, même si des jolies phrases étaient
séductrices et tentantes. |
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Enfin, il était très fier quand le
mercredi 11 juin ses élèves français se présentèrent à la Maison des
Associations devant un public courbevoisien. Pour montrer son émotion il
conclut la soirée des élèves en présentant lui-même une petite alapana
dans le raga atana avec un tanam dans plusieurs ragas. La soirée s’est
terminée par un pôt amical. |
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Vous recevrez très bientôt le programme
du 7ème Festival Tyagaraja qui se tiendra les 4 et 5 octobre
à la Maison des Cultures du Monde. Réservez vos dates et profitez du
tarif spécial avant le 15 septembre.
Nous nous réjouissons de vous retrouver
nombreux au 7ème Festival pour fêter les Sapta Swaras : Les
Sept Notes.
« Sans la musique, la vie serait
une erreur … » (Nietzsche) |
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Bien amicalement
Anandi ROY et Michel ROLLOT
Pour l’équipe Madhurya |
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